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     On parle de moi dans les blogs

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    AuteurMessage
    Cor
    Moulin à paroles

    Lieu : Pierrefonds

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    MessageSujet: On parle de moi dans les blogs   Mer 11 Juil 2012 - 16:47

    Il se peut que les lecteurs bilingues de ce forum aient déjà entendu parler du livre "Co-ed naked philosophy" par l’américain Will Forest et je crois même l’avoir mentionné ici quelque part. Or l’auteur du livre produit également un blog, appelé < Nude Scribe >. Or, dans le billet d’aujourd’hui, Will a été assez gentil de parler de moi et de mes histoires.

    Pour les gens francophiles, je vous ai traduit le texte du billet...

    L'Anticipation du Dévêtissement : Cor van de Sande

    Aimez-vous un bon polar ou roman d’espionnage ? Des livres et des films du genre se vendent comme des petits pains chauds ; il est évident que beaucoup en sont friands. Par contre, si vous êtes un auteur qui n’a pas l’habitude de laisser traîner des cadavres par-ci, par-là ou de genre à laisser traîner des indices, qu’elles soient valables ou fausses, comment maintenez-vous l’anticipation – cette tension qui incite le lecteur à vouloir continuer ?

    Il y a évidemment beaucoup d’œuvres littéraires (des romans, des pièces de théâtre ou de scénarios cinématographiques) qui ne sont pas meublées de cadavres. Mais, tout comme des cadavres à la pelletée pourraient être associés aux polars, d’autres genres littéraires ont aussi leurs conventions. Que pourrait être un roman de vampire sans la scène de morsure au cou ? Et que dire du poème lyrique ou le roman fantastique sans sa scène de bataille épique, le western sans son duel sur la rue principale, ou encore le roman d’amour sans ses passions débridées ?

    Que pourrait-on dire des histoires naturistes ? Même si la trame de l’histoire est un polar naturiste ou encore un roman d’amour paranormal naturiste ( ! ), pour moi, l’utilisation des scènes de déshabillement comme pivot sur lequel je dois accroître l’anticipation, le ‘suspense’, est presqu’inévitable – ces scènes servent autant comme des visions révélatrices pour les personnages qui apprennent à apprécier le naturisme social. J’ai décidé de consulter trois autres auteurs qui produisent de la fiction naturiste pour voir ce qu’ils pensent de ça, dans le but de vous présenter leurs opinions et d’échantillonner leur œuvre dans une série de billets. Tous les trois ont répondit avec alacrité et des points de vue étoffés – je les remercie pour la richesse de leur contribution ! Je vais vous présenter chaque contributeur dans un billet à part et je tirerai mes conclusions dans un dernier billet.

    Le premier que je vais vous présenter est Cor van de Sande, qui a publié maintes histoires, autant seul qu’avec d’autres auteurs, sur le sujet de la nudité sociale sur le site Nudist Clubhouse < nudistclubhouse.com >. Il était jadis modérateur sur un site d’auteurs amateurs naturistes, où, selon lui, l’histoire naturiste typique ne fit aucune prétention vers la motivation psychologique des personnages. Un personnage vêtu remarqua une autre personne nue en train de se bronzer et « au lieu de crier ‘I I I I K !’ et de fuir dans l’autre direction, s’approcha et dit ‘Je vois que vous êtes nu. Ça a l’air amusant. Puis-je me joindre à vous ?’ ‘Certainement !’ ‘Tenez… Regardez ! Nous sommes nus, ensemble… N’est-ce pas amusant !’ Fin de l’épisode. » L’épisode suivant aurait un nouveau personnage mais le même dialogue, et ainsi de suite. En plus de la piètre qualité de la narration, une autre faute fréquente dans ce genre d’histoire, dit Cor, est le besoin constant de « spécifier (habituellement, une fois par paragraphe) que le personnage était nu. »

    Cor rejette le genre ‘fiction naturiste’, comme tel, insistant que ce que l’on appelle de nos jours la science fiction ou des romans d’anticipation est le véritable genre qui englobe les écrits sur la nudité sociale, car le domaine de la science fiction est tellement vaste que son seul thème directeur est d’explorer « la question ‘Qu’arriverait-il si… ?’ » Cor mentionne Robert A. Heinlein, Isaac Asimov et Piers Anthony (auquel j’ajouterais également Philip José Farmer) comme quelques exemples dont l’œuvre explore régulièrement la situation de la nudité sociale ou encore incluent la nudité sociale en passant comme étant une situation fréquente en société.

    Cor vient juste de terminer une histoire de 98 000 mots appelé < San Francesco > à propos « d’une île Antillaise où le Premier Ministre, une dame au début de la trentaine, déclare la loi martiale et oblige chaque individu de l’île à se dévêtir sous peine d’exil. Une fois que la personne s’est déshabillée – et dans ce cas-ci, la loi martiale doit rester en vigueur pour six mois – il n’y a aucune raison de mentionner que la personne est nue. » Ces mesures extrêmes sont établis dans le but d’isoler « un violeur en série qui terrorise les femmes de l’île. »

    Le texte ici-bas est un court extrait de « San Francesco » (le texte est abrégé des épisodes 15 et 16). Le Premier Ministre, Elysia Farnsworth, dévoile ses mesures d’urgence puis « prêche par l’exemple » :
    Citation :

    « Nous arrivons maintenant au point culminant de la Loi des Mesures d’Urgence. Quelles sont ces mesures d’urgence que je tiens à vous imposer, les citoyens de San Francesco ? […]

    « Puisque je ne puisse mettre en prison quelqu’un que je connais pas, la seule chose que je puisse faire est de neutraliser ses armes. Puisqu’il porte un costume noir pour cacher son identité, je déclare son costume noir illégal, je déclare illégal le port de tout costume sur le territoire de San Francesco. Les vêtements furent jadis utilisés pour protéger l’homme des éléments, mais ce n’est plus le cas. Maintenant, les vêtements sont devenus un symbole ; ils identifient le statut de tous et chacun, son rôle dans la société. Ils cachent aussi l’identité du porteur, car nous voyons le costume et non plus la personne qui la porte. Je rejette ces symboles, je rejette les vêtements. À partir d’aujourd’hui, tout le monde doit être nu en tout temps. Cet ordre est obligatoire et s’appliquera à toute personne sur l’île à l’exception de bébés en couche. »

    […]

    « L’obligation de se dévêtir commencera à minuit ce soir. J’aurais voulu le faire pus tôt mais je dois accorder un temps pour que l‘information se transmet et pour que les citoyens de San Francesco puissent évaluer les conséquences de cette loi spéciale, tout comme moi j’ai dû faire quand je l’ai formulée. Toute personne prise aux faits après cette heure limite sera arrêtée, investiguée et donnée la chance de se dévêtir ou amenée au poste jusqu’à elle accepte de se dévêtir. Aucune accusation criminelle ne sera déposée ; au plus, elle sera accusée de déranger l’ordre public. Pour les six mois à venir, je ne tolérerai que personne, personne du tout, ne porte de barrières artificielles et ainsi perpétue le stéréotype qu’une personne soit meilleure qu’une autre. »

    Tandis qu’Élysée Farnsworth, Premier Ministre de l’île de San Francesco dit ces derniers mots, elle s’éloigna de son pupitre. À la vue de tous, elle déboutonna lentement son veston en tweed gris et la déposa sur le pupitre. Elle continua avec sa blouse en soie blanc. Après avoir déposée sa blouse sur le veston, elle déboutonna sa jupe et sortit ses jambes une après l’autre. À ce moment-ci, elle prit une pause et regarda la foule directement puis, étirant ses bras derrière elle, dégrafa sa brassière et d’un geste délibéré, la retira de ses épaules. Finalement elle glissa ses pouces sous l’élastique de son slip et, continuant de pousser vers le bas, descendit le slip jusqu’aux chevilles et sortit un pied après l’autre. Ajoutant le slip à la pile de vêtements sur le pupitre, elle se redressa et se mit debout devant la foule, ne portant rien que ses sandales à talon haut, comme si elle défia qui que se soit de dire quelque chose.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    Le discours d’Élie… (Photomontage créée par Cor van de Sande)
    Citation :

    Elle resta debout ainsi, sans bouger, jusqu’au moment que la Chambre reprit vie ; en premier, un glissement de soulier, puis une toux étouffé, puis un petit rire gêné et tranquillement, le bruit de fond devint tel que les sons individuels ne pouvaient plus être identifiés. À ce point, elle retourna vers le micro sur son pupitre et dit « Merci et bon après-midi. »

    Le climat chaud et la superficie relativement petite d’une île antillaise rend cette proposition fictionnelle une possibilité très attirante ! Et Cor insiste qu’après ce point dans l’histoire, il évite toute mention maladroite de la nudité généralisée, n’ayant aucune raison de « mentionner le manque d’habillement d’Élie sauf de façon indirecte jusqu’à quelques soixante-dix épisodes plus tard quand la Loi des Mesures d’Urgence est annulée et qu’Élie enfile un paréo au tour de la taille. » Sans aucun doute : cela est un exemple créatif et frappant de l’anticipation du dévêtissement qui propose de façon innovateur un contexte plausible pour la nudité sociale.

    Dans le billet suivant : Stephen Crowley
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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 11 Juil 2012 - 19:08

    C'est la gloire, Cor! Cela dit, c'est bien beau, ton histoire, mais si tout le monde était nu, à quoi reconnaissait-on le policier chargé de faire appliquer la loi?

    Parlant de récits naturistes, as-tu des nouvelles de Stephen, notre ami australien? Pense-t-il reprendre du service avec The Bare Pit?
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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 11 Juil 2012 - 19:54

    Comme quelqu'un l'a mentionné au debut du mois de mai, je crois, Stephen ne croit pas revenir au Bare Pit cette année. Il est très occupé ces temps-ci avec son autre BD, < Magellan >, une BD de super-héros un peu dans le genre de l'école des enfants prodigieux du Dr. Xavier (X-Men) et il participe aussi activement dans une œuvre collective appelé < Crossoverkill > en plus de travailler pour gagner sa croute.

    Dans l'une des derniers messages sur son forum, il dit ne pas vouloir abandonner le Bare Pit mais que pour le moment, il ne ressent pas la passion qui l'anima jadis.

    Pour ma part, j'ai hâte qu'il reprenne la plume, si ce ne serait pour voir les pages que j'ai déjà traduites mais qui ne sont pas encore publiées. Peut-être le blog de Will Forest dévoilera quelque chose... c'est à souhaiter car je m'ennuie de ces personnages.
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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 11 Juil 2012 - 21:58

    On peut toujours espérer qu'il retrouvera bientôt le feu sacré. Cela dit, que pensais qu'il continuait à publier les planches traduites. Il a cessé de le faire?

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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 11 Juil 2012 - 22:38

    J'aimerais lui donner toute la latitude pour revenir sur le sujet. Dépendant de ce qu'il dira sur le blog de Will Forest, je lui enverrai peut-être un courriel pour le demander si je pourrais continuer de publier les arrérages en français ici sur le forum. Comme ça, s'il reprend, l'écart entre la page anglaise et la page française sera moins importante.

    En passant, Stephen n'est pas le seul à qui cela arrive... Al Schroeder, un bédéiste très connu sur le web (il produit la BD "Mindmistress" depuis plus que dix ans sans relâche et est à l'origine de Crossoverkill, dont je parlais plus haut) a décidé, il y a quelques semaines, de tout laisser tomber - en plein milieu d'une histoire - pour les mêmes raisons. Et Dirk Tiede, qui produit l'excellent Paradigm Shift depuis 1999 a, tout-à-coup, modifié de font en comble son processus de production.
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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 11 Juil 2012 - 23:32

    Qu'il ait envie de passer à autre chose, je le conçois. Mais mon rôle, en tant que fan, consiste à réclamer de nouveaux épisodes de cette bédé! :thumbsup2:
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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 18 Juil 2012 - 20:35

    La semaine dernière, je vous ai parlé de l’auteur américain, Will Forest et de son blog, appelé < Nude Scribe > parce qu’il avait fait un billet sur moi et de mes histoires. Dans le billet d’aujourd’hui, Will continue sa série sur des auteurs ‘naturistes’ et met en avant l’auteur et dessinateur, Stephen Crowley, créateur de la BD, "The Bare Pit".

    L'Anticipation du Dévêtissement 2 : Stephen Crowley

    Le deuxième invité dans la série "Anticipation de Dévêtissement" est Stephen Crowley, connu pour ses BD Loxie & Zoot and The Bare Pit , mettant en vedette Loxie, Zoot, Willow, Tash, Mungo et plusieurs autres qui vivent et travaillent au centre naturiste Koala Bay Bares. Stephen, qui se signe Noodtoonist sur ses BD, commença la première série, Loxie & Zoot en l’an 2000. Vous pouvez l’écouter quand il fut interviewé par Stéphane Deschênes sur le podcart Bare Oaks (en anglais, évidemment).

    J’ai envoyé Stephen la même interrogation que j’avais envoyé à Cor au sujet de la nécessité ou l’inévitabilité des scènes de déshabillement à l’intérieur d’une histoire naturiste. Prenant pour acquis que l’art de Stephen est tout autre médium – puisque les BD sont illustrées en plus d’avoir un scénario –, c’est quand même intéressant de voir que certains des commentaires de Stephen sont similaires à ceux de Cor.

    Par exemple, Stephen dit, « Une des choses qui me fatigue dans la lecture de fiction naturiste est comment l’histoire rentre dans les détails et continue à se référer à la nudité ds personnages. Il est évident que mes dessins me donne la liberté de simplement dessiner le personnage nu et de continuer avec l’histoire donc c’est un peu comme comparer des pommes et des oranges mais, même à ça, beaucoup des histoires naturistes enfoncent le clou de la nudité au point que cela devient ennuyant. « Oui, ils son nus, j’ai compris. Pouvons-nous continuer avec l’histoire, s’il te plaît ? »

    Une autre critique que Stephen avance à propos de la fiction naturiste est que, trop souvent, l’histoire trébuche sur les fleurs du tapis en accordant trop d’attention au ‘Premier Dévêtissement’. Pour moi, le point central est que se mettre à nu n’est pas en elle-même une histoire. Ce déshabiller et puis découvrir que tu dois sauver la planète d’une invasion extraterrestre… alors là, ça c’est une histoire. Ou encore mieux – un gars tout nu doit sauver la planète des extraterrestres – pourquoi serait-il nécessaire de le déshabiller avant ? Qu’il soit nu, point à la ligne ! Or, temps après temps les histoires (du moins, celles que moi, j’ai vu) vont dans le sens ‘elle/il s’est déshabillé(e) – c’était merveilleux, c’était libérateur, c’était incroyable – Fin’… plate à mort. En plus, il y a souvent un aspect sexuel dans le déshabillement qui me met mal-à-l’aise ; ça devient presque du fétichisme parfois. »

    Mais Stephen est d’accord que « la fiction naturiste présuppose la nécessité de la nudité et/ou le besoin de se mettre à nu. Par contre, puisque la plupart de mes personnages sont allé au-delà de ça et sont des naturistes convaincus, ils sont à-l’aise avec leur nudité et celle des autres. J’ai la liberté de dépasser les clichés des ‘premières expériences’ et de me concentrer sur d’autres histoires et d’autres idées. Même dans ma première histoire, The Koala Bares, les premières expérience n’étaient qu’une petite partie de toute l’histoire. »

    À propos de la scène du "débutant anxieux", Stephen dit qu’il essaie « de le combiner à la trame plutôt que d’en faire le point central. Le fait d’avoir plusieurs personnages rend cela plus facile, car l’histoire n’est pas autant centrée sur un seul individu comme pour la plupart de la fiction naturiste. En plus, dans la plupart des fois, je vise la comédie plutôt que le drame. »

    Stephen énumère plusieurs de ses histoires où il n’y a pas de déshabillement comme tel, Twinkle, Ghost Story, Enchanted, Frank.cam, Prudes & Prejudice, les histoires d’Halloween et Three-Hour Tour. Dans la plupart des autres histoires, dit-il, les personnages qui ont de la difficulté avec la nudité font partie d’un compte plus vaste. « Dans Birthday Suits il y a beaucoup plus qui se passe à part de la famille de Loxie qui se retrouvaient nue pour la première fois, et ce fut la même chose dans Nood, Nood, Nood, Nood world ; le malaise [des deux détectives) Belinda et John est enterré dans l’histoire principale des voleurs de bijoux. »

    Pour résumer, Stephen dit que pour lui « la nudité n’est qu’un élément dans l’histoire, ce n’est pas l’histoire. Vous avez peut-être remarqué que je mets la pédale douce au sujet de la nudité, surtout parmi les personnages naturistes. Ils continuent leurs affaires comme à la normale. Ce n’est que quand le monte extérieur interagit (ou, dans le cas de Prudes & Prejudice, où Darcy interagit avec le monde extérieur, que la nudité devient un point de mire pour des personnages habillés. »

    La page suivante est une exemple pétillante de dévêtissement avec anticipation tiré de l’histoire Birthday Suita (la page 74). Bob (le beau-frère de Loxie) et Eric (le père de Loxie) doivent visiter le centre Koala Bares pour des raisons familiales. Pendant qu’ils sont là, ils restent habillés mais perdent un pari avec Mungo au sujet de ses capacités comme pêcheur. Dans la scène ici-bas, Bob cède de bonne grâce et se déshabille mais Eric refuse, avec le résultat qu’il fut pourchassé par un émeu en colère. Entretemps, Maurice est un collègue de travail, ce qui adresse, dans le panneau central, la crainte de beaucoup au sujet de « Qui arrivera-t-il si je rencontre quelqu’un que je connais ? »

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Pendant que Bob arpente le boisé à la recherche d’Eric (qui s’était caché en haut d’un arbre), il découvre la joie de pouvoir errer nu dans la nature. Eric finit par se déshabiller mais seulement suite à la pression de l’émeu. De perdre un pari de pêche et d’avoir un émeu pour assurer le respect de l’entente – où à part de le Koala Bay Bares, trouverions-nous ça ?

    Mais tout aussi impressionnant de imaginatif sont les efforts de Stephen dans le domaine des gnomes et des fées naturistes Enchanted ou de vampires en manque de vitamine D et de nu-garous Tales to scare your pants off. L’art incroyable et la capacité de raconter une histoire de Stephen vont au-delà (BEAUCOUP au-delà) des anxiétés du naturiste débutant sans pour autant abandonner des illustrations de la joyeuse découverte du naturisme.

    Le prochain billet : Tom Pine

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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Dim 29 Juil 2012 - 23:05

    Comme vous le savez si vous suivez ce fil de billets, l’auteur américain, Will Forest, dans son blog, appelé < Nude Scribe >, est à faire le profil de plusieurs auteurs d’histoires naturistes. Il y a quelques deux semaines, il avait commencé avec votre humble serviteur et la semaine dernière, il avait mis Stephen Crowley, l’auteur de la bande dessinée, "The Bare Pit" sur la sellette. Cette semaine, c’est le tour de Tom Pine. Pour ceux qui ne le savent pas, Tom Pine est un chrétien convaincu et un naturiste depuis longue date, qui ne voit aucune discordance entre sa foi et la nudité. Il est aussi auteur à succès, ayant publié plusieurs romans (des vrais et non juste sur internet) et plusieurs articles sur le naturisme dans des revues et sur des forums naturistes connus mondialement. Ceux qui peuvent comprendre l’anglais pourraient aussi l’écouter expliquer sa mode de vie car Stéphane Deschenes, de Bare Oaks, lui a aussi consacré un "podcast" (une émission radio sur internet) qui est toujours accessible en ligne < ici >.

    L'Anticipation du Dévêtissement 3 : Tom Pine

    Le troisième invité dans la série "Anticipation du Dévêtissement" est Tom Pine, qui a écrit d’innombrables histoires naturistes fascinantes sur son site < The Naked Truth Naturists > (vous devez vous abonner au site pour y avoir accès – NdT). Il a publié plusieurs romans, dont certains ont également un thème naturiste dont… The Neighbors, Father Al Takes a Vacation, et Father Al Has a Birthday Party. Il a également publié plusieurs articles dans le "Fig Leaf Forum" (un forum naturiste chrétien américain dont le rôle est d’aider des gens croyants à accepter leur gout pour la nudité – NdT) la revue N (de la “Naturist Society” américaine – NdT) et d’autres sources d’information naturistes.

    Pour Tom, la fiction naturiste n’est aucunement différente de toute autre fiction dans le sens qu’il est important de varier les formes, les scénarios et les personnages. Il dit « Je suis toujours à évaluer les possibilités qui se présentent dans la vie de tous les jours. Des fois, un personnage découvre que la nudité est la bonne façon de vivre de lui-même, des fois, c’est pour protester l’iniquité, des fois, le hasard le met dans un état de nudité et des fois aussi, le personnage rencontre un autre qui vit pleinement sa nudité et le premier personnage tante de découvrir pourquoi, ce qui lui mène à adopter, lui aussi, ce mode de vie. Plutôt de créer des scènes de grande découverte monumentale, j’essaie de rester terre-à-terre, naturel. Après tout, j’essaie de défendre la cause et non de choquer le lecteur. »

    Mais c’est la situation des situations journalières dans un contexte naturiste qui est tout un défi. « Le plus grand problème, quant à moi, est de garder la situation réaliste, quelque chose qui pourrait effectivement se produire. Aussi, j’essaie de ne pas le rendre trop érotique. L’écriture érotique me semble souvent niais, ridicule et sur le bord d’être pornographique, quoique je ne me gêne pas de décrire avec précision les organes génitaux. De garder des scènes d’érotisme dans l’arrière-plan fait pour une meilleure histoire, en général, après tout, le naturisme n’est pas pour le sexe, comme tel, bien que les personnages dans l’histoire sont des êtres sexués. » Par exemple, un des principaux problèmes que Tom fait vivre à ses personnages masculins est de leur faire face à leur inquiétude d’avoir une érection en se déshabillant. « J’ai entendu tous les arguments que cela n’arrive presque pas mais, parfois, ça arrive. » Dans son histoire "Mon amie Sylvia", une histoire de reconnaissance de la majorité, en quelque sorte, au sujet de deux jeunes, un garçon et une fille, de douze ans ». Tom y a incorporé une scène de baignade au naturel dans laquelle le garçon a une érection et « est gêné de sortir du lac. » Le contexte de cette scène est tout-à-fait naturel, ce qui produit une compréhension du corps humain sans passer par une description érotique.

    Au sujet de la construction de l’anticipation au tour de déshabillement, Tom est d’accord « Qu’ils est d’une importance primordiale de créer l’anticipation et d’avoir cet instant d’épiphanie dans une histoire, sinon, personne ne voudrait la lire. Être complètement nu est souvent tellement inhabituel dans l’expérience de tous les jours des gens que simplement la pensée de se dénuder est suffisante pour créer cette anticipation. En tant que naturiste, j’aimerais nous voir tous nus en tout temps donc je contraste souvent le personnage habillé avec un autre qui n’a aucun problème à être nu et qui vie généralement ainsi. J’ai même écrit une histoire ["Crazy Naked"] (Folie Nudiste – je pense… NdT) dans laquelle le personnage principal ne pouvait endurer le contact de vêtements sur son corps ! Dans une autre ["The Naked Eye"] [L’œil Nu – NdT), je fait découvrir au personnage un monde parallèle où tous les gens vivaient nus. Les possibilités sont infinies ! »

    Tom insiste qu’un « élément important dans la plupart de mes histoires est la foi des personnages. Puisque la mission de la TNTN, telle que moi, je la perçois, est de construire des pont entre les naturistes et le chrétiens, je me force de démontrer qu’une foi profonde n’est pas contraire à la nudité sociale simple, que le corps humain n’est pas obscène, ou dégoutant et n’est pas péché en soi. J’essaie de transmettre le message qu’est ce que nous FAISONS et non que nous SOMMES qui cause les problèmes. » Cette déclaration de foi est présente dans une bonne portion de l’œuvre de Tom, et est autant apprécié par certains lecteurs que c’est ignoré par d’autres.

    Pour résumer, Tom croit que même si « la nudité humaine et ‘territoire vierge’, quelque chose si facile à produire mais si difficile à imaginer, » il est également vrai que « vivre nu semble si naturel et si normal, en quelque sorte – la façon par défaut d’être et non le contraire – je me sens parfois que j’ai vécu ma vie toute nue (ou plutôt que j’aurais dû vivre nu) toute ma vie. J’imagine que ma fiction naturiste adresse cela. »

    Voici un échantillon de l’histoire "La sirène de Mohasset Rock" de Tom dans laquelle Stede, un vieux pêcheur de la Nouvelle Angleterre, décide d’investiguer ce qui se trouve derrière les mythes d’une sirène. Il découvre une jeune femme aux allures délurées, Alanis, qui vie en nudiste sur le littoral.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Citation :

    À chaque dimanche par après, Stede visita Mohasset Rock. Parfois, il sorta Alanis sur son voilier et passèrent une journée agréable sur l’eau. Son insouciance par rapport à sa nudité l’amusait.

    Parfois, les autres bateliers regardèrent par deux fois quand ils virent sa nudité. Elle ne porta même pas rien pour se couvrir. […] Une belle journée de septembre, Alanis et lui se promenèrent autour de l’île. Elle indiqua les endroits où les oiseaux bâtirent leurs nids, des artefacts historiques et des formations géologiques intéressantes. I fut chaud et Stede transpirait abondamment.

    « Allons-nous baigner, » proposa Alanis.

    « Je n’ai pas apporté de maillot, » dit Stede puis comprit ce qu’elle voulut dire quand elle resta là, debout avec les bras croisés. « Oh… tu eux dire nu. »

    « Évidemment. Dis-moi pas que tu te n’et jamais baigné au naturel. »

    « Quand j’étais gosse, et avec Roberto, mais lui, c’est un homme. »

    « Alors, fais semblant que je suis un homme. »

    « Comme si ce serait possible

    « Allez, » dit-elle en riant. « Je ne te sauteras pas ou rien du genre. »

    « Qu’arriverait-il se j’aurais… tu sais… ? N’as-tu pas compris quand j’ai dit que ma foi m’importait ? »

    « Et tu sais ce que je pense de ça. Je ne crois pas qu’une seule baignade nue te fera être expulsé de ton église. »

    « Tu n’as pas répondu à ma première question. »

    « Quoi, penses-tu que je ne suis au courant de l’ordre des choses ? Je suis une grande fille. Je crois que je pourrais y faire face. »

    Stede savait que le moment de la vérité était à sa porte.

    ***

    « Écoutes, j’irais en premier dans l’eau et tu pourrais me rejoindre quant tu seras prêt. »

    Stede regarda tandis qu’Alanis courut jusqu’à l’eau et plongea à travers les déferlants. Il admira sa maîtrise de soi même quand elle était nue. Il souhaitait avoir son sang-froid. Il se déshabilla lentement jusqu'à ses boxers. Il regarda vers l’eau. Alanis nagea en cercles sans le regarder. Il enleva ses boxers, courut vers l’eau et nagea vers le large. Alanis nagea vers lui.

    « Je me demandais si t’allais décider de venir me joindre, » dit-elle.

    « Bien, je suis là. Que faisons-nous maintenant ? »

    « Voyons. Tu dois admettre que l’eau est délicieux. C’est une journée magnifique. Prenons le temps d’en réjouir. Regardes, il y a une bouée auprès de ce rocher. Penses-tu pouvoir te rendre jusqu’à là ? »

    « J’imagine. »

    « Donc, je te fais la course. Allez ! »

    Stede partit, avec une brasse puissante mais Alanis se séplaça comme un dauphin. Elle était tout-à fait à l’aise dans l’eau et le distança facilement. Elle l’attendit quand il atteignit le rocher quelques minutes plus tard.

    « Pour un pêcheur, t’es vraiment boiteux dans l’eau, » ricana-t-elle.

    « Juste parce que nous chassons le poisson, cela ne veut pas dire que nous avons des brachies et des pieds palmés. Mon second, Roberto, ne sait même pas nager.

    « Vraiment ? Pourquoi ? »

    « C’est une superstition, j’imagine. Ça va loin en arrière dans le temps. Je suppose que les marins préféraient de se noyer rapidement s’ils tombent par-dessus bord que de lutter et mourir lentement. »

    « Cela me semble morbide. »

    « Non pas tout le monde est une sirène comme toi. »

    « C’est gentil de me dire ça. Viens, sors et viens me rejoindre ici-haut. L’eau doit est en train te geler.

    « Ça va aller. »

    « Quoi… ça te gêne que je puisse te voir nu ? »

    « Je t’ai dit que ce n’était pas mon fort. »

    « Écoutes, ne t’en fais pas. Je te promets de ne pas rire ou de zieuter… s’il te plaît ? »

    Stede réfléchit un instant, puis grimpa le rocher. Il se prépara pour l’embarras inévitable.

    ***

    Alanis avoua à elle-même que ce pêcheur sérieux et formel lui fascina. Il était de bonne compagnie et sa gêne fut attirante. Elle en avait assez de ces mâles vaniteux qu’elle croisa normalement – ceux qui ciblaient sa nudité évidente et pensèrent qui ce fut une invitation pour la chambre à coucher.

    Stede était un homme du genre col-bleu qui travaillait durement, et qui ne craignait pas de se salir les mains. Elle douta qu’il ait une seul pensée égoïste dans sa vie. Elle aimait aussi que sa foi – et sa force morale – étaient solidement ancrées. Elle apprécia également son égard pour elle et sa politesse.

    Elle le regarda pendant qu’il rampa pour la joindre où elle était assise sur le roc. Il avait un corps compact, durcit par des années de durs labeurs. Personne ne pourrait l’accuser de passer des heures au gymnase, à sculpter un corps d’athlète. Elle douta même qu’il se regardait dans un miroir à part pour se raser.

    Stede était un vrai, sans aucun doute.

    ***

    « Bien. Ce n’était pas si pire que ça, n’est-ce pas ? »

    « Peut--etre pour toi, » marmonna Stede. « J’ai l’impression d’être dans un état de rougeur permanent. Je ne sais comment bouger ou de me comporter. Je me sens si… si… exposé. Comment arrives-tu à le faire ? »

    « Oh, moi aussi, j’étais gênée au début, » dit Alanis, comme si elle se rappela de l’événement dans sa tête. « Le premier fois, c’était en tant que mannequin pour un cours de peinture. J’avais accepté le poste suite à un pari avec une de mes copines. Quand je e suis installé devant la classe et j’ai enlevé ma robe de chambre, je pensais que j’allais mourir. Mais, au lieu de ça, je me suis sentie libérée. Même si ces étudiants étaient à me détailler mon corps, c’était pour me dessiner, non pas pour me juger. Peu de temps après, j’aurais pu prendre une pose sur un coin de rue du centre-ville. Il n’y avait aucun souci. »

    « Je me serais évanoui, certain. »

    « Quoi, un grand gars comme toi ? J’en doute. Viens. Viens t’assoir près de moi. Je ne te mordrai pas. »

    Stede se rendit là où Alanis était assise. Il lui est venu à l’idée qu’un batelier passant pourrait les voir clairement, tous les deux. Il regarda aux alentours, prêt à sauter s’il y en avait un qui était trop proche. Mais, heureusement, il n’y en avait pas.

    « Tu sais, j’apprécie vraiment que tu viens me visiter à chaque semaine et j’apprécie les choses que tu m’amène. Pourquoi le fais-tu ? »

    Stede regarda Alanis. Son beau visage n’était qu’à quelques pouces de la sienne. Il se demanda comment se serait de lui embrasser.

    « Pourquoi ?.J’imagine que c’est parce que je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi. Tu te promènes nue, sans te soucier qui pourrait te voir. Toutefois, te ne sembles pas du tout… je ne sais pas… comme ce genre de femme. »

    « De quelle genre réfères-tu, exactement ? »

    « Tu ne facilite pas la tâche d’un gars, n’est-ce pas ? Bien, même si t’es nue, tu ne donnes pas l’impression d’être une traînée ou quelqu’un comme ça. »

    « Ça, c’est parce que je n’en suis pas une. Je pourrais aimer être nue mais cela ne veut pas dire que je ne suis pas une personne morale. Notre société a l’habitude de juger les gens par la façon dont ils ont l’air quand elle devrait plutôt les juger par leur caractère. Prends-toi, par exemple. »

    « Qui a-t-il de moi ? »

    Alanis étudia Stede. « Bien, tu es fiable, poli avec moi, et sans artifice. Même se cela te gênait, tu t’es déshabillé pour venir nager avec moi. Je crois que c’était parce que t’avais confiance en moi. »

    « Alors… il s’agit de la confiance, donc ? »

    « Certainement. Je peux voir que tu n’est pas le genre à tolérer de te faire ridiculiser. Tu as ta fierté. Si je t’aurais taquiné, tu serais parti et tu ne reviendrais jamais. En plus, ton sens moral est sans faille. Ta foi est plus qu’une affaire du dimanche. Ai-je raison ? »

    Stede acquiesça et Alanis approcha son visage. Elle ferma les yeux, et attendit… mais le baiser attendu ne vint pas.

    Le son d’une grande éclaboussure dans l’eau fut sa réponse.

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    MessageSujet: Re: On parle de moi dans les blogs   Mer 1 Aoû 2012 - 23:59

    Voici le quatrième et dernier billet de l’auteur Will Forest sur le sujet de l’anticipation du dévêtissement. Dans celui-ci, Will résume sa pensée en fonction de se que Tom Pine, Stephen Crowley et moi, lui avions écrit sur la façon d’augmenter l’intrigue dans des histoires dites ‘naturistes’. En passant, pour ceux qui sont membre de la FCN ou la FQN, la revue ‘Going Natural/Au Naturel’ qui est sortie cette semaine a, à son intérieur, une critique par Paul Rapoport (en anglais) du livre de Will Forest, ‘Co-ed Naked Philosophy’, que Will cite un peu plus bas.

    L'Anticipation du Dévêtissement 4 : Conclusions
    Par Will Forest

    Ce dernier billet vous présentera quelques commentaires que j’ai recueillis des écrivains que je vous ai présentés ici, suivit par un échantillon de mon propre œuvre. Encore, je remercie du fond du cœur Stephen Crowley, Tom Pine et Cor van de Sande, dont l’œuvre imaginatif et correspondance accueillante m’inspirent. Je dois des remerciements tous spéciales à Cor, qui c’est donné le trouble de traduire mes billets et de les afficher sur le forum Naturistes du Québec !

    Le plus grand fil conducteur semble être que la littérature doit être reconnue comme un art temporel, ou du moins un art plus temporel que spatial. Par ceci, je veux dire que les auteurs ne doivent aucunement imiter les arts visuels, où la nudité du personnage est toujours apparente. Une nudité toujours-apparente ne peut être atteinte en insérant à tout moment, comme un rappel désespéré, le mot « nu », « déshabillé », « dévêtu » ou ses variantes. Dès que la nudité du personnage, de la scène ou des circonstances est établie, l’écrivain doit se fier au lecteur de se rappeler et de construire ses images mentales selon son propre schème de valeurs.

    Tom Pine dit, « Je suis d’accord avec les commentaires des deux auteurs à propos d’enfoncer le clou au sujet de la nudité. J’essaie d’éviter d’en faire mention (sauf quand il s’agit d’un contexte non-naturiste) afin de rappeler au lecteur que le personnage est habillé ou encore de décrire la réaction du personnage à être nu dans un contexte inhabituel. »

    Voici un exemple de la vraie vie sur ce propos offert par Cor van de Sande : « Une fois que le personnage s’est déshabillé, il n’y a plus aucune raison de le mentionner. Pensez à votre propre expérience dans ce domaine ; vous êtes à la piscine de votre centre naturiste préféré. Vous voyez une superbement belle femme vous approcher. Elle est droite devant vous et elle veut vous parler. De quoi parlez-vous… ? De ses seins [sa nudité évidente] ? Certainement pas ! Vous parlez de sa fille de huit ans qui vient de rafler le championnat de ballet du comté. C’est la même chose pour une histoire naturiste. »

    De la même façon, une histoire dois avoir quelque chose de plus intéressant que quelques instants où quelqu’un se déshabille. Stephen Crowley le résume bien : C’est plus important de porter attention aux personnages et de leurs problèmes plutôt de se soucier s’ils vont se déshabiller ou non. »

    Voici un dernier extrait de mon livre Co-ed Naked Philosophy pour cette série sur « l’anticipation du dévêtissement ». Tabitha Lassiter-Peebles, la doyenne du département de philosphie, résiste l’intérêt que portent ses collègues dans la nudité sociale bien qu’elle voit comment cette fascination fait croître l’intérêt en la philosophie en général et génère plus d’inscriptions dans le programme. (J’ai déjà affiché sur ce blog un autre extrait du livre dans lequel ce même personnage est à interviewer un > cycliste habillé qu’en bottes, pantalons et tuque du Père Noël <). Dans l’extrait ici-bas, elle avait été invité à participer à une petite fête sans en étant avertie du code vestimentaire. Je suis certain que pas tous seront d’accord avec où j’ai insisté de l’habillement ou manque d’habillement dans cet extrait mais, selon moi, le contexte s’y prêtait.

    Citation :

    Christopher s’est tourné vers la porte pour voir Karl, habillé, guider Tabitha Lassiter-Peebles de la maison vers le patio. Au moment de franchir la porte, elle regarda vers la cour et arrêta. Elle se donna un air de suprématie dans un de ses costumes d’affaires habituels mais l’élan dominateur de son entré se réduit qu’au résultat de la seule force d’inertie tandis que la force de gravité fut la seule chose qui anima son pied vêtu d’un soulier à talon aiguille à tomber vers le sol.

    Angela devina les circonstances et souffla à l’oreille de Christopher : « La pauvre Tabitha vient juste de se faire piéger. »

    « S’il vous plaît, Tabitha, prends place sur le patio et je t’apporterai à boire, » dit Karl, sautillant vers l’intérieur tout en évitant le regard de trahison et d’incrédulité de Tabitha. Elle s’assit comme si elle serait transformé en pierre par le regard d’autant de statues de marbre, comme si cette essence de marbre aurait coulé d’elles vers son corps immensément lourd, la fixant sur place tandis que les dieux, eux, puissent mouvoir de nouveau. Et elles bougèrent. Elle les regarda courir, se baigner et manger et marcher, nus, enjoués. Elle resta fixe, trop défaite pour même contempler l’incongruité de sa propre présence recouverte parmi ces corps célestes.

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
    James Pradier (1790-1852), Les Trois Grâces
    Elle vit mais elle ne voyait pas, reconnut sans reconnaître ; ses collègues, ses étudiants et Florence. Comment pouvait-elle résister à Florence, qu’elle connût d’autant de réunions de l’Université de la Côte du Golfe et autant de collectes de fonds ? Elle broncha d’un coup quand la porte s’ouvrit soudainement et Karl réapparut, également nu maintenant avec un Margarita fraichement préparé pour elle. Quelque chose arriva – a-t-il trébuché sur la marche ? La porte avait-elle frappé son pied nu ? – et le sort qui la transforma en statue éclata en même temps que le liquide glacé inonda son veston lavande et sa blouse ivoire et la leva instantanément sur ses pieds, les bras dans les airs, haletant pour retrouver son respire. Ses oreilles enregistrèrent le manque total et soudain de bruit et les excuses de Karl. Ses yeux, figés, notèrent le regard des dieux de nouveau immobiles. Puis la figure de Florence qui s’approcha, le guida gentiment vers la maison.

    Tabitha se laissait guider, traîner, trébuchant sur le tapis du couloir, vers la chambre des maîtres, où Florence l’appuya contre un poteau de lit. Tabitha ne put que regarder, de plaider silencieusement son amie et guide, et Florence comprit que la résistance à la nudité de Tabitha fut dissipée mais que sa fierté fut blessée. Florence trouva une serviette et épongea sa poitrine, commença à la déshabiller, ce qui l’amena enfin à parler.

    « C’est cela, n’est-ce pas ? Vous m’avez piégé en ne pas m’informer de quel genre de fête il s’agissait. Karl, je ne suis pas certaine mais, peut-être, il a renversé le verre par exprès. Et Christopher, et Angela, et maintenant toi ! J’ai enduré tant d’exigences de vous tous ! Ne voyez-vous donc pas que je considère mon corps comme un cadeau ? Pour mon mari, surtout mais aussi pour moi et quand je m’habille, je m’emballe pour me présenter à tous que je rencontre. Je ne comprends pas pourquoi je devrais me donner… moi, de la façon que j’ai vraiment l’air, sans rien laissé à l’imagination – regardez moi ! De me donner… pour si peu… comme ceci. »

    Tout-à-fait exposée, la peau de Tabitha était encore tendue sous l’effet de l’inondation glacée, et des courants d’air subtils produits par le ventilateur au plafond qui chassa des derniers relents de la téquila sur ses mamelons fermes.

    Florence étudia le visage de la doyenne du département de philosophie comme si elle lit la narration de sa vie : les petits rides de sa vie sociale active, le profond ride vertical entre ses sourcils d’avoir trop froncé ou trop réprimandé. Ses lobes d’oreilles commencèrent à tomber quelque peu. Son régime sévère de diète et exercices, qui brula chaque calorie en trop lui eut laissé des joues éclatantes, des yeux pétillants et une taille de demoiselle. Sa coiffure courte brune aux éclats rougeâtres illuminait la pièce comme une torche. Tout cheveu gris avait été savamment tinté et tout poil facial avait été chassé sans merci.

    Florence prit les mains molles de la dame plus jeune. « Ne sois pas pingre. Laisse-toi aller, Tabitha ! Si tu te donnes, comme tu le dis, ce doit être parce que tu le fais librement. T’as raison que je t’ai piégé. Je ne pourrais dire pour Karl et la Margarita volante mais nous croyions tous les deux que t’avais besoin d’un peu d’encouragement. Je te connais assez bien pour savoir que ceci est un bien pour toi. »

    « Quoi ? Me promener nue à une fête avec des collègues et des étudiants ? » Tabitha croisa les bras sur ses seins. « Cela pourait détruire ma carrière. »

    « Je suis surprise de toi ! Penses-tu ça vraiment ? T’as une position, Tabitha ! S’il y a une carrière à être détruite, c’est celle de Christopher, et lui, il était assez courageux pour prendre le risque car, au contraire, cela pourrait justement aider sa carrière. Et la tienne ! »

    « Ça fait combien de temps que vous êtes dans le même camp. Vous deux ? »

    « N’importe qui, qui lit le journal, sait qui il est. Je l’ai invité ici, avec Angla, il y a quelques semaines pour discuter de leurs initiatives. Je crois qu’ils sont sur la bonne piste, Tabitha, et c’est le temps pour toi de l’accepter. Nous avons tous des corps, tu sais. N’aies pas peur de la tienne. »

    Tabitha soupira et se tourna pour se regarder dans le miroir de Florence. « Ces vergetures… »

    « Quoi ! Ne parles pas de vergetures ! Tu penses que moi, j’en ai pas ? J’ai eu des vergetures depuis avant que tu sois née. Tu sais, Tabitha, d’une certaine façon, je me sens comme étant ta mère. J’ai même mon mot à dire sur ta carrière autant que celle de Christopher et, comme je lui ai déjà dis, je ferai tout dans mon pouvoir pour le protéger, lui, et Angela, et toi, vous tous. Mais, même si t’as raison, que ta carrière est détruite, alors je dis ‘vas au diable’. Que tout ceci aille au diable. Si nous ne pouvons, en tant que peuple, en tant que société, nous reconnaître dans nos corps et reconnaître le mal que nous nous faisons en masquant notre humanité, alors… que tout s’en aille au diable est ce que je dis, Dre Tabitha Lassiter-Peebles. »

    Le côté gauche de la bouche de Tabitha monta, hors de tout contrôle et elle commença à glousser, se regardant dans le miroir pendant qu’elle recevait un sermon tout aussi passionné que celle qu’elle avait versé elle-même sur Christopher.

    « Ne m’ouvre pas la porte. Et commence pas à rire de moi. Je pourrais vraiment t’ouvrir les yeux sur quelques vérités… »

    « Oh, ils sont ouverts, mes yeux, plus que tu penses. Ça fait longtemps qu’ils sont ouverts. Je… » Dre Lassiter-Peebles regarda Florence et donna de soi-même, elle donna tout ce qu’elle avait, elle donna tous les prépositions, tous les verbes avec lesquels Jaime Castellón Reyes avait autant de misère, ne gardant que la seule qui convenait, une seule pour terminer sa phrase à Florence, tout en passant son bras dessous la sienne et se dirigeant de nouveau vers le patio ; « J’abandonne. »

    Note ; pour ceux qui ne le savent pas, j'insère toujours mes liens vers d'autres sites ainsi...
    > lien < Rolling Eyes CvdS
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