Avant de se lancer...En passant, une mise à jour du logiciel de forum permet maintenant de créer des blogues, parallèlement aux forums de discussion du site. J'ai donc décidé de me lancer, histoire de briser la glace. Vous aussi pouvez avoir votre blogue ici, à côté du mien. Il suffit de m'en faire la demande, par message privé. Tout ce que je demande, c'est que vous soyez un usager régulier, déjà un peu connu ici, que votre blogue soit de philosophie naturiste (naturellement!) et que vous vous engagiez à afficher aux moins deux sujets par mois (compte-rendu de visites, réflexions, conseils, etc).Bref, nous disions donc, Okapulco...Pour se mettre en route dès 9h00 du matin pour Oka, il fallait avoir une bonne dose de foi. Le ciel était lourd et uniformément gris. Pas beaucoup de percées de soleil en vue. La météo annonçait pourtant un dégagement, alors je suis parti quand même.
Un timide rayon de soleil a salué mon arrivée au parc, vers 10h00. Mais ça n,a pas duré et au-dessus de la plage, le temps était gris, avec un bon vent frais. Déjà un peu de gens sur la plage ici et là, mais on voyait plus de polars que de corps nus. Il était clair que sans soleil,la journée serait trop fraîche.
J'installais quand même mes pénates quand passe un type avec une casquette "Okapulco". Je le félicite sur sa belle caquette, la conversion s'engage. Le type s'appelle Jacques-André, il fréquente la plage depuis 20 ans, il fait partie du petit groupe de bénévoles qui ont négocié la tolérance de la part du parc, il faut toujours la liaison avec la SEPAQ, et il anime aussi le service d'ordre informel de la plage.
Intarissable, le mec! Je lui ai parlé pendant plus de deux heures. Mais il a des tas d'histoires intéressantes à raconter - comment les plages du Lac Simon et du Lac Fraser ont été perdues, et comment elles auraient peut-être pu être sauvées, par exemple - et des opinions plutôt décapantes sur les instances naturistes et l'avenir du mouvement. Pas un poil d'agressivité ou de rancoeur, le gars est orienté vers les solutions pratiques. Beaucoup de matière à méditer. Et peut-être aussi de la matière pour une autre rubrique de ce blogue!
Tous nus... sous la pluieVers 12h15, le ciel se dégage enfin, et les vêtements tombent à la vitesse de l'éclair. Mais le ciel se recouvre aussitôt, et un énorme orage passe juste à côté. La plage textile subit une averse monstre, mais à deux km de là, nous ne recevons que quelques gouttes. L'orage, très menaçant, traverse le lac en direction de Vaudreuil et de l'île Perrot.
Le temps reste majoritairement couvert, avec de brèves apparitions du soleil. Un autre orage passe à proximité, avec encore quelques gouttes de pluie. A ce stade-là, pas mal de gens ont déjà quitté la plage. Et aucun des membres de Jeunes naturistes du Québec ne s'est encore montré le bout du nez (et de toute autre extrémité non plus!).
Enfin, le soleil se pointe!Puis, le miracle se produit, vers 14h30 peut-être. le temps se dégage enfin et le soleil s'installe pour de bon. La plage s'anime, de nouveaux baigneurs arrivent. Je fais une longue marche (3-4 km) avec Jacques-André, qui m'explique la petite histoire, les traditions et la clientèle de chaque pointe et de chaque baie d'Okapulco. Il s'arrête devant plusieurs groupes, s'informe un peu, me présente parfois. Un autre exposé très intéressant.
En cours de route, je croise Manu, qui compte parmi mes invités, mais qui n'est pas membre ici. Il est au filet de volley ball, avec un groupe d'habitués. Nous échangeons quelques mots rapides, puis je retourne à l'entrée de la plage, où je m'étais installé. J'y prends un peu le soleil, je me baigne un peu en compagnie de deux jeunes de 20 ans environ qui étaient là à vélo et qui voyant la plage si belle, on décidé de se jeter à l'eau (leur première expérience à Oka), puis je retourne à ma serviette, prendre un peu de soleil en lisant.
La temps passe et le soleil baisse au-dessus des arbres. Tout le monde se réfugie au bord de l'eau, où les rayons du soleil s'attardent plus longtemps. J'en profite pour rerourner au volley-ball, où je discute plus à fond avec Manu. A mon retour, il ne reste plus qu'un tout petit coin ensoleillé, où s'attardent encore une poignée de fidèles. Toute la plage est à l'ombre vers 18h30: il est temps de se vêtir et de quitter.
Au total, une journée marquée par des rencontres intéressantes (Jacques-André et d'autres vétérans) qui ont fait passer le mauvais temps, et une deuxième moitié de journée absolument superbe, une belle expérience de plage naturiste malgré des débuts peu prometteurs.
Mais il fallait avoir la foi!